Simon Blau

Pour paraphraser Tennesse Williams je dirais que la peinture est un engagement vis à vis de moi-même et que je n’ai pas d’autre alternative.
Mon travail de peintre est un mode d’existence, une forme de fuite enracinée en moi.
Que dire de ma peinture ? Exercice difficile s’il en est un de parler de son travail d’autant que celui-ci s’est imposé à moi comme la voie naturelle la plus immédiate pour m’exprimer, comme une langue natale composée de touches, couleurs, traits, formes, syntaxiquement composés pour présenter une chose, fruit d’un étonnement et donc d’un questionnement.
Ce qui me pose question? Le dedans et l’au delà, la limite et l’infini, les ouvertures, les horizons, la suspension, l’instant, la reproduction et son corollaire la mimesis, l’humain comme source de connaissance et raison de son propre évanouissement perceptif.


On m’a souvent dit que ma peinture avait une dimension onirique, je ne le nie pas toutefois je la perçois plus comme une invitation au champ des possibles, je veux laisser les portes ouvertes, d’ailleurs beaucoup de mes peintures témoignent dans leur construction de cette volonté.
Le rapport que les éléments constitutifs de mes scènes entretiennent entre eux m’intéressent particulièrement, j’aime y confronter jusqu’à l’absurde des songes dissonants.


Au delà de cette approche je suis fondamentalement attaché à la forme et préfère laisser le sens à l’appréciation intime de chacun.
Réduire une œuvre aux mots d’un commentaire  c’est bâillonner l’éloquence interne de celle-ci ;  à coups d’explications on fige l’expression, on lyophilise sa source propre expurgée de tout écoulement d’âme.
C’est pourquoi je préfère laisser mes peintures murmurer de leur vie silencieuse et parler de l’exercice sensoriel de l’acte de peindre.
Lorsque je peints  je m’attache à mes sensations, j’aime sentir l’odeur de la couleur, la sonorité des valeurs, écouter « la petite phrase » des formes, caresser la matière, effleurer le support,  fouiller la surface de gestes , être à l’écoute du moment.


Pour moi peindre est un être au monde plein et entier, à la fois  dérisoire et essentiel.

Expositions

2017 – Galerie Palmyre Pétrovitch // Lugarde

2017 – Atelier de la Machotte // Nimes

2016 – Galerie Palmyre Pétrovitch // Lugarde

2016 – Galerie Empreinte // Orléans

2015 – Exposition personnelle Galerie Olivier Rousseau // Tours

2015 – Exposition personnelle Galerie Bastide // Orléans