Nicolas Cluzel

Il me semble que le travail pictural de Cluzel me confirme dans une de mes intuitions : la déformation (caricature, torsion, grimace, convulsion) est un accès direct, pertinent à la représentation de l’humanité. L’ironie, dans son implacable cruauté froide, me semble une production saine de la pensée, une sorte d’hygiène douloureuse, une action prophylactique. Il y a nécessité impérieuse de malmener – pour son salut ! – le cirque de l’humanité, art compris. Il y a nécessité de la (nous) confronter à son (notre) grotesque. […]

 

Denys-Louis Colaux (2016)

 

À bien y regarder, les rieurs, les farceurs, les délires mis en scène par Nicolas Cluzel ne seraient-ils pas une façade pour masquer un doute existentiel, celui dont Cioran écrit : « Le délire est sans conteste plus beau que le doute, mais le doute est plus solide. » ?  Ne s’agirait-il pas de la mise en évidence de la précarité de personnages désabusés qui se rient de la vie pour exorciser la déchéance, le délabrement et la mort inévitables, dans une sorte de dernière danse macabre anthume ? Un dernier récital délirant en lieu et place d’une veillée funèbre ? L’insolence, le sarcasme et le cynisme de surface ne seraient-ils pas des exutoires à un cruel sentiment d’abandon, de  terrifiante solitude ? Cioran, toujours lui, le relève : « Le cynisme de l’extrême solitude est un calvaire qu’atténue l’insolence. »

 

Louis Doucet (2015)

Expositions collectives

2016 – «Réfraction», Galerie Anna-Tschopp // Marseille

2016 – «Tempus Fugit», Galerie Brulée // Strasbourg

2016 – Figuration critique // Paris

2015 – 2014 – MAC Paris // Paris

2015 – 2013 – PULS’ART // Le Mans

2014 – Artcité // Fontenay

2012 – L’arrivage // Troyes

Expositions Personnelles

2016 – 2014 – Galerie Le cœur au ventre // Lyon

2015 – Galerie Fert // Yvoire

2013 – Galerie Anna-Tschopp // Marseille

2011 – Galerie Vincent Bercker // Aix-en-provence

2011 – Galerie Andiamo // Marseille

2010 – Galerie La Tourette // Tournon