Lionel Borla

Né en 1974 et architecte de formation, Lionel Borla se consacre depuis l’année 2000 à la peinture après avoir parcouru les chemins de la musique et de l’architecture. Les œuvres se présentent autour de deux orientations graphiques : 

 

Les encres et gouache où une silhouette noire stylisée parcourt des espaces-plans épurés. Le trait, l’angle droit, le carré et les à-plats de couleurs sont les outils formels qui magnifient le graphisme. Ces compositions sont rassemblées sous les thèmes « graphisme paysage », « voyage en paysages fertiles », « papiers graphiques », « graphisme lyrique », « sombrécume », « ombres graphiques » et « rimes graphiques ».

 

Les acryliques sur papier Vergé contrecollé où les couleurs vieillies au brou de noix apportent des atmosphères singulières. Les tons éteints et sourds autour des gris-bleus, gris-verts, jaune de Naples et terre de Sienne composent la palette chromatique de ces peintures autour des thèmes du paysage méditerranéen, de la plage, des scènes d’intérieur, de la musique et de architecture.


Artiste peintre

 

Le chemin qui m’a mené au métier de peintre est un chemin qui compte différentes étapes.

 

La première, fondamentale, est celle du plaisir qui, depuis toujours, est celui du dessin. Etre libre et solitaire face à l’espace du papier a toujours été pour moi un sentiment de plénitude et d’absolu.

La deuxième étape fut la merveilleuse rencontre avec la musique. La pratique du piano est arrivée à l’age de onze ans. Durant 5 années, le clavier fut mon partenaire. La rigueur de l’apprentissage alliée à la joie de jouer reste un merveilleux souvenir.

 

L’amour du dessin, des arts graphiques et une certaine attirance pour les sciences m’ont attiré à 18 ans vers les études d’architecture. Cet art ou se mêlent imaginaire et réalité physique me passionne. Durant les 6 années que j’ai passé à l’école d’architecture de Marseille, j’ai découvert toute la richesse et la puissance de cet art. C’est durant ces études que j’ai découvert la technique de l’aquarelle et des encres. Ainsi, avançant dans ce parcours d’élève architecte, je comprenais, inexorablement, que les deux dimensions de la peinture suffiraient à mon épanouissement. La troisième dimension, celle de l’architecture, m’était superflue. Différentes expériences allaient me conforter dans cette idée.

 

Ce qui rapproche la musique et l’architecture est avant tout le dialogue qui existe dans chacun de ces arts entre rigueur et poésie. La pratique et la création naviguent entre réalité et imaginaire. Ces deux arts sont ainsi les sources de ma peinture. Une autre source nourrit ma peinture, en l’occurrence l’esthétique et la création sur tous les plans des années 50. Cette période du Xxème siècle est pour moi l’apogée de la création. La puissance créatrice de l’après guerre a libérée des actes de génie dans tous les arts.

 

Ainsi, après la pratique du piano et les études d’architecture, la peinture m’est donc apparut comme étant le lieu de mon épanouissement intellectuel. Comme une évidence, créer quotidiennement un vocabulaire graphique sur l’espace  à deux dimensions devenait un besoin vital. Etre le partenaire constant de ce monde de signes me réjouissait. Je fit le choix de me consacrer pleinement à cet art. Un matin, une silhouette est arrivée sur le papier. Un signe silhouette qui , rapidement, est venu se mouvoir et habiter les espaces crées sur le papier, le carton contre collé, le médium ou la toile. Les traces d’encres, d’acrylique, les différents éléments figuratifs allaient accompagner ce personnage qui, pour moi, est plus la représentation de l’esprit humain que celle du corps humain.

 

Après avoir travaillé autour d’une palette de couleurs lumineuses durant 4 années, ma sensibilité se tourne désormais vers une nouvelle palette aux tons sourds mais toujours chauds.  Une palette de couleurs où dialoguent les noirs, bruns, gris, blanc, rouge, vert, et quelques notes de jaune pale et bleu ciel.

 

Sur la surface plane du support, plume et encre de Chine, pinceau nourri d’encres, de brou de noix ou d’acrylique invitent le spectateur à découvrir et à poursuivre l’histoire. La stylisation des figurations suggère, propose…L’idée fondamentale est mise en scène, rythmée. Le regard et l’esprit du spectateur font le reste.

Lionel Borla