Davide Galbiati

Né à Magenta, Italie

 


Sculpteur d’âmes

 

Davide Galbiati est un sculpteur libre : La sculpture est son choix, le bois sa prédilection, le grand métier son héritage. Sa création s’élabore jour après jour hors du système de l’art en France. Il est le maître de son ouvrage. L’œuvre sculpté de Davide Galbiati se nourrit de l’espace imaginaire de l’arbre.
Il cherche dans sa forme les figures qui l’habitent : la colonne, le chapiteau, l’homme debout. Avec ces ciseaux, Galbiati affronte sa forme ronde et verticale. Il sculpte le parfum de l’arbre équarri, encore vivant. Il se nourrit du souvenir de ses racines, de se ramifications et de ses fruits.

Les chantiers de cathédrale ont disparu mais la statue colonne surgit encore sous la gouge de Galbiati.
Il aime à sculpter d’irréductibles sanctuaires : ces piliers aux pieds nus, au visage serein, aux mains faisant le geste liturgique de l’offrande.
Grandes ou petites œuvres sont très construites : tensions et lignes de force montent et trouvent la résolution de leurs contradictions, leur équilibre sur le visage. Celui-ci semble alors envahir tout l’espace, déborder de ses limites, s’étendre comme un rayonnement de la pensée, comme la frondaison d’un arbre. Jadis les imagiers mettaient aux saints une auréole pour signifier la gloire, l’aura, Galbiati l’a intégré au corps même de sa sculpture.

 

Le thème central de l’œuvre sculpté de Galbiati est indubitablement de faire apparaître l’invisible de l’homme. C’est l’enjeu et le défi de sa création.
Or sculpter un homme avec son âme n’est pas seulement une affaire d’habilité. La voie qui mène au-delà du grand métier est singulière, aucun maître ne peut franchir ce seuil avec son élève. Galbiati comme ceux qui choisissent cette voie cherche en solitaire les formes qui rendent visible « la présence ».
Il est averti : la forme naît de tensions contraires non forcées mais harmonisées. C’est ainsi que la forme défie la gravité et donne à toute l’œuvre un mouvement ascensionnel.

 

Le visage fondateur

 

Davide Galbiati porte toute son attention sur les visages. C’est là qu’il résout la construction géométrique et architecturale du corps. Sous son ciseau, c’est la tête qui porte le poids du temple, du corps tout entier. Ses visages sont conçus comme des chapiteaux, des clefs de voûte ou se négocient le poids du monde et le poids du ciel. Poids si lourd que les yeux se ferment, les visages sont concentrés.
On y perçoit la vie intérieure : prière, crainte, attention, contemplation, pensée, abandon, imaginaire.
La science et le don du sculpteur est que tout s’élève et rien ne tombe. Davide Galbiati cependant va au-delà des froids calculs sur une balance ou s’équivalent les énergies en jeu. Cette rigueur, toujours présente, est bien cachée sous la profusion végétale, le mouvement de la vie, la présence d’une âme.

Aude de Kerros

Expositions personnelles

2016 – Chapelle du collège // Carpentras
2016 – ART 3F – 12,13,14 février 2016// Paris
2016 – PARCOURS DE L’ART – Musée du Petit Palais – // Avignon
2015 – ART EN CAPITAL, GRAND PALAIS – // Paris
2014 – GALERIE Jérôme B. // Arcachon
2014 – PARVIS D’AVIGNON  » Puissance et Fragilité  » Chapelle des Italiens // Avignon
2014 – Galerie Florian ARAR // Bordeaux
2011 – Musée Galerie Gaston de Luppé « // Arles
2010 – Galerie l’Art et la Manière // Saint-Etienne